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PHAGOTHÉRAPIE : interview du Dr Jérôme LARCHÉ – Président de PHAGESPOIRS -

Posté par Jérôme Larché le 1 mai 2016

 

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Dans le cadre de notre article sur la phagothérapie, nous nous sommes rapprochés d’un des spécialistes et défenseur de cette méthode de traitement, Jérôme Larché, médecin réanimateur et Président de Phagespoirs, association visant à promouvoir d’une part la recherche et l’utilisation des bactériophages dans le domaine diagnostique et thérapeutique, et d’autre part visant à soutenir les patients désirant en savoir plus sur les bactériophages.

66 Millions d’Impatients – Où en est-on des essais visant à valider l’utilisation thérapeutique des phages ?

Dans l’état actuel des connaissances en matière de phagothérapie, il existe de nombreux éléments pour plaider l’innocuité de cette thérapeutique, mais c’est la mise en place d’essais cliniques méthodologiquement robustes qui constitue aujourd’hui le besoin le plus important. Nous disposons en effet déjà de données empiriques provenant souvent des pays d’Europe de l’Est où la phagothérapie est pratiquée, mais elles sont issues d’études qui ne répondent pas aux critères méthodologiques retenus par les normes européennes en matière d’essais cliniques thérapeutiques. Or ces normes, nécessaires d’un point de vue scientifique, imposent de réaliser des essais qui requièrent de gros moyens d’investigation, notamment financiers.

Seul un essai de ce type vient aujourd’hui d’être lancé grâce à un financement de la Commission européenne et l’implication de nombreux partenaires. Il s’agit de l’essai « Phagoburn » (www.phagoburn.eu) qui, pendant 3 ans, va tester l’utilisation de la phagothérapie dans le traitement de bactéries problématiques souvent retrouvées chez les grands brûlés.

Il faut espérer que cet essai permettra de prouver, dans un cadre conforme aux exigences méthodologiques occidentales, l’intérêt de la phagothérapie pour ce type précis de pathologies liées aux grands brûlés de façon à motiver ensuite la réalisation d’essais du même ordre pour d’autres types de pathologies dont le traitement par phagocytes est prometteur. Car, en l’état actuel des choses, c’est-à-dire sans validation scientifique solide, les phagothérapies ne sont envisagées comme une piste de développement ni en termes économiques (les grands industriels de la santé et du médicament ne se penchant pas sur la construction d’un modèle de rentabilité de leur utilisation), ni en termes politiques (alors même que l’augmentation de la résistance bactérienne aux antibiotiques devrait inciter les responsables gouvernementaux à considérer cette piste comme l’une des plus crédibles à creuser).

66 Millions d’Impatients – Dans quels types de pathologies la phagothérapie pourrait représenter un réel espoir d’alternative thérapeutique crédible et effective ? Pourquoi ?

On sait que 3 principaux groupes de pathologies peuvent être concernés par le mode d’action des bactériophages tels qu’ils sont utilisés aujourd’hui, c’est-à-dire essentiellement en application locale :

  • les pathologies cutanées (comme dans le cas des grands brûlés),
  • les pathologies ostéo-articulaires,
  • les pathologies respiratoires.

Les principales utilisations rapportées portent sur ces deux premiers groupes de pathologies, mais on sait qu’en matière de pathologies respiratoires il y a aussi des espoirs considérables dans le traitement par exemple de certains cas de mucoviscidose, ou plus généralement concernant la dilatation des bronches. Ces développements de la phagothérapie dans le traitement des pathologies respiratoires est une nécessité quand on voit le nombre de bactéries résistantes en expansion qui y sont associées. C’est un enjeu de santé publique primordial au niveau mondial. Il y a aujourd’hui de plus en plus d’impasses thérapeutiques face à des pathologies respiratoires, et c’est dans ce cadre qu’il est le plus raisonnable d’utiliser les bactériophages tant que les traitements qui les font intervenir ne sont pas scientifiquement validés. Mais, après-demain, l’idéal serait de développer des combinaisons thérapeutiques associant notamment antibiothérapie et phagothérapie.

66 Millions d’Impatients – Que conseilleriez-vous à des personnes qui souhaiteraient savoir si, dès aujourd’hui, une phagothérapie pourrait être pratiquée sur eux ?

Concrètement, les personnes qui souhaitent aujourd’hui bénéficier d’un traitement par phagothérapie doivent se rendre ou se mettre en contact avec les équipes médicales qui la pratiquent, essentiellement en Pologne ou en Géorgie. Mais il est essentiel que ce soit fait dans un cadre éthique et médical strict qui doit, à mon sens, respecter les conditions suivantes :

1/ Que la personne soit dans une situation d’impasse thérapeutique validée, de façon pluridisciplinaire.

2/ Que la personne soit informée sur le rapport bénéfice / risque de la phagothérapie qui va lui être administrée (comme cela devrait être le cas pour tout traitement), en insistant en l’occurrence sur le fait que ce type de thérapie n’est pas à ce stade scientifiquement validé dans les normes habituellement en vigueur en matière médicamenteuse en Europe.

3/ Que la personne puisse obtenir la garantie que la documentation bactériologique, de son infection et du phage correspondant qui va lui être administré, a été faite dans de bonnes conditions.

4/ Que la personne bénéficie d’un suivi sur le moyen / long terme entre l’équipe médicale qui administre le bactériophage et celle qui la prend en charge au quotidien dans la durée.

Dans ces conditions, et notamment du fait de la première d’entre elles qui veut qu’aujourd’hui on réserve la phagothérapie aux situations d’impasse thérapeutique, l’utilisation des bactériophages dans notre arsenal thérapeutique me semble irréprochable et même essentiel. C’est un message qu’il faut réussir à faire passer auprès des autorités sanitaires pour les obliger à dépasser le silence dans lequel elles s’enferment toujours face à la phagothérapie. En considérant les conséquences médicales et psychosociales observées chez ces patients, il n’est plus acceptable qu’elles se réfugient en la matière derrière un principe de précaution qui laisse sur le bord du chemin des dizaines de milliers de personnes en Europe au pronostic vital et fonctionnel engagé. Il faut trouver un juste équilibre entre principe de précaution et nécessité d’innovation face à une urgence de santé publique.

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Narbonne / Jérôme Larché, fer de lance de la phagothérapie

Posté par Jérôme Larché le 1 mai 2016

http://www.lindependant.fr/2013/02/13/jerome-larche-fer-de-lance-de-la-phagotherapie,1727159.php

 

Narbonne / Jérôme Larché, fer de lance de la phagothérapie jerome-larche-fer-de-lance-de-la-phagotherapie_280187_516x343

 

La presse nationale aborde de plus en plus fréquemment le sujet et les Etats généraux du Lien qui se tiendront dès demain à Paris lui offriront une tribune : la phagothérapie est une idée qui avance, pas assez rapidement hélas. Un des spécialistes de cette méthode de traitement, Jérôme Larché, exerce au Centre hospitalier de Narbonne. Il s’est engagé dans le délicat combat de la reconnaissance d’une thérapie appliquée ailleurs avec succès. Le principe ? « Des virus naturels mangeurs de bactérie, les phages, sont utilisés pour tuer des infections. » Les motivations de Jérôme Larché ? « La lutte que mène mon frère atteint de mucoviscidose. Il suit un traitement par les phages qui lui a apporté une qualité de vie meilleure. C’est cette histoire personnelle qui m’a rapproché des bactériophages. Avec ma déontologie de médecin. » Son passage à Médecins du Monde, dont il reste membre, l’a convaincu « du poids d’une association qui implique les médecins, mais aussi les patients et les familles, et c’est le cas avec Phagespoirs, née en 2009. » Phagespoirs compte une centaine de membres, davantage encore de sympathisants. « Elle a trois objectifs. D’abord, supporter la recherche sur les bactériophages, avec le soutien de l’Institut Pasteur notamment. Puis l’enjeu du support au patient. Pour ceux qui sont en impasse thérapeutique pathologique sur les infections ostéo articulaires, respiratoires, cutanées, nous devons informer et aider. Enfin, l’association exprime un plaidoyer auprès des autorités sanitaires et politiques. Il faut faire bouger les lignes ! » La démarche reste « compliquée » de l’aveu même de Jérôme Larché : « Nous demandons un vrai dialogue avec l’Agence nationale de sécurité du médicament. On nous oppose une réponse administrative, les phages n’entrant pas dans les cases reconnues. » Pourtant, l’emploi encadré de ces virus fait ses preuves « depuis 80 ans dans des pays comme la Géorgie ou la Pologne, là où vont aujourd’hui les patients français. » Ce combat ne va pas « contre les antibiotiques, qui peuvent être complémentaires » mais il souhaite proposer une autre solution. « On n’a pas le droit de ne rien faire » martèle Jérôme Larché, au nom du « pragmatisme médical ». Au nom de l’intérêt des patients. Pas encore au nom de la loi, mais au nom de la vie. Jérôme Larché : « On n’a plus le droit de ne rien faire ».

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Conférence « Bacteriophages and probiotics – alternatives to antibiotics », Tbilisi, Géorgie, 1-4 juillet 2012 (Partie 3)

Posté par Jérôme Larché le 7 août 2012

CR réalisé par les Drs Frédérique Carrié (Trésorière) et Sabine Walter (Secrétaire Générale) de l’association PHAGESPOIRS

 

Conférence « Bacteriophages and probiotics – alternatives to antibiotics », Tbilisi, Géorgie, 1-4 juillet 2012 (Partie 3) dans Congrès et manifestations scientifiques DSC_0007-300x200

   LES BACTERIOPHAGES

 

Les bactériophages anti – Pseudomonas aeruginosa :

 

Dr Martha Clokie, de l’Université de Leicester en Angleterre, et ses collaborateurs ont étudié l’intéraction des bactériophages anti-Pseudomonas aeruginosa géorgiens avec des souches de Pseudomonas aeruginosa présents chez des patients atteints de mucoviscidose en Angleterre. Ces bactériophages, que l’on retrouve dans les préparations géorgiennes Pyophage et Intestiphage, sont capables de détruire 98% de ces souches, même celles qui sont multi-résistantes aux antibiotiques. Les auteurs ont testé sur des cellules respiratoires ciliées la possibilité d’administrer les bactériophages par nébulisation (aérosol). Des études sont en cours sur un modèle de souris infectées de façon chronique sur le plan pulmonaire. Ce travail est le fruit d’une collaboration entre l’université de Leicester en Angleterre et l’Institut Eliava en Géorgie.

 

Christine Pourcel, de l’Université-Paris Sud, a isolé des bactériophages anti-Pseudomonas aeruginosa, à partir d’eaux usées de région parisienne et de Côte d’Ivoire. Il s’agit de 23 bactériophages dont l’analyse du génome a été réalisée et qui sont capables de lyser la plupart des souches de Pseudomonas aeruginosa provenant de patients français atteints de mucoviscidose.

 

Les bactériophages anti – Clostridium difficile :

 

Dr Martha Clokie, de l’Université de Leicester en Angleterre, explique que les infections à Clostridium difficile sont la cause principale de diarrhées infectieuses liées à la consommation d’antibiotiques.  L’équipe du Dr Clockie a isolé et étudié le génome de 42 bactériophages capables de lyser la plupart des souches de Clostridium difficile en Angleterre. L’équipe travaille sur un modèle animal (hamster) d’infection à Clostridium difficile. Les phages agissent aussi sur les spores de Clostridium difficile.

 

Les bactériophages anti – Staphylocoque :

 

Le staphylocoque doré est une cause majeure d’infection à germe résistant chez l’homme et l’animal. Dr Aidan Coffey travaille à l’institut de Technologie de Cork en Irlande sur le phage K anti staphylocoque : séquençage, clonage de son génome et découverte d’une endolysine nommée LysK. Après purification, cette enzyme permet d’après les études in vivo sur la souris et ex vivo d’éliminer des colonisations par cette bactérie en détruisant le « biofilm ». Aucun effet secondaire n’a été décelé chez l’animal.

 

Les bactériophages anti – E. Coli :

 

Le bactériophage T4 : Elizabeth Kutter, d’Evergreen College (Olympia, Etat de Washington, USA), évoque la présence dans la nature et dans le corps humain de nombreuses bactéries E. Coli, dont la plupart sont en phase stationnaire. Le bactériophage T4 est connu depuis longtemps pour infecter les bactéries E. Coli. Les auteurs montrent qu’il existe 2 modalités d’infection du bactériophage T4, selon qu’E. Coli est en phase stationnaire ou en phase active (rôle de facteurs environnementaux).

Elisabeth Kutter parle de la collaboration étroite entre Evergreen College aux USA et l’Institut Eliava en Géorgie, avec une équipe d’Evergreen qui vient se former tous les ans en Géorgie.

 

Une communication affichée est présentée conjointement par Maia Merabishvili (Institut Eliava) et Jean-Paul Pirney (Hôpital militaire Bruxelles) : les équipes ont isolé et sélectionné des bactériophages actifs sur l’E. Coli très agressif et multirésistant qui a tué une cinquantaine de patients en Allemagne en 2011.

 

 

Méningite à E. Coli :

 

Jérôme Gabard, PDG de Pherecydes Pharma (France), rapporte à l’occasion d’une communication affichée, l’efficacité d’un bactériophage lysant un E. Coli (provenant d’une méningite néo-natale fatale) chez des souris atteintes de sepsis sévère avec méningite, infectées par ce germe.

 

 

Bactériophages anti Bacillus anthracis :

 

Le Bacillus anthracis est une bactérie encapsulée très répandue dans la nature et responsable de l’anthrax (infection cutanée) qui atteint le plus souvent des animaux herbivores mais parfois l’homme. En cas de septicémie, le risque de décès est de 60%. Elle reste résistante  sous forme de spores pendant plusieurs années dans la terre. La décontamination nécessite l’utilisation de puissants agents chimiques toxiques pour l’environnement. D’autre part, ce germe peut être utilisé dans un but de bioterrorisme. Dr Les Baille de Cardiff (Royaume Uni) étudie l’action de bactériophages lytiques anti Bacillus anthracis dans une région de Turquie sur des squelettes d’animaux infectés…

 

Bactériophages anti Bacillus licheniformis :

 

Ce germe infecte les crevettes blanches en culture dans l’océan pacifique. Le traitement permet d’améliorer la survie de ces animaux, à l’encontre de ces infections ainsi que d’autres infections à d’autres germes (vibrio, virus…) !

 

 

Des bactériophages allemands contre des infections bactériennes mondiales !

 

Alexander Rakin et son équipe (Munich, Allemagne) ont montré que des bactériophages isolés dans plusieurs plans d’eau à Munich peuvent agir contre 65 bactéries très pathogènes provenant d’hôpitaux de Singapour : SARM (staphylocoque aureus résistant àla Méthicilline), Pseudomonas aeruginosa, Acinetobacter baumanii et Klebsiella pneumoniae multirésistants, E. Coli et Enterobacter cloacae résistants aux carbapénèmes et Enterococcus faecium résistant àla Vancomycine.Celatendrait à montrer qu’il y a une dispersion globale des bactériophages, capables de lyser des bactéries pathogènes localement (là où les phages sont trouvés), comme à des endroits plus éloignés.

A.Rakin rapporte 2 cas cliniques de patients qu’il a traité par phagothérapie : un patient atteint d’une infection ostéo-articulaire à Pseudomonas aeruginosa  multi-résistant et un patient infecté à Acinetobacter baumanii.

 

 

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Article sur PHAGESPOIRS dans le Nouvel Observateur

Posté par Jérôme Larché le 6 août 2012

 

 

Article sur PHAGESPOIRS dans le Nouvel Observateur dans Presse muco-phage-300x251

 

Un article récent paru dans la rubrique Santé du site internet du Nouvel Obs a rappelé récemment l’intérêt potentiel (mais aussi les limites actuelles) de l’utilisation thérapeutique de bactériophages chez les patients atteints de mucoviscidose. L’expérience d’Hervé Jacqueson, le travail et les enjeux défendus par PHAGESPOIRS, mais aussi la collaboration avec l’association Vaincre La Mucoviscisdose, y sont très bien rappelés. Vous pouvez y accéder directement en cliquant sur le lien suivant: http://pourquoi-docteur.nouvelobs.com/Des-virus-contre-la-mucoviscidose-1012.html

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Des programmes de recherche lancés sur les bactériophages – PHAGESPOIRS, pour promouvoir la recherche!

Posté par Jérôme Larché le 30 janvier 2012

Article paru dans l’Indépendant (26 janvier 2012)

Des programmes de recherche lancés sur les bactériophages - PHAGESPOIRS, pour promouvoir la recherche! dans Presse OBJ2755927_1-300x192

Au-delà des difficultés décrites par les médecins pour faire reconnaître officiellement l’efficacité des bactériophages (se rapporter à l’Indépendant du 17/01), le forum organisé au Théâtre était porteur d’un formidable espoir. Ce sont les associations, relais indispensables entre les usagers et les pouvoirs publics, qui, au nom de la démocratie sanitaire ont porté ce message d’optimisme. Le Lien milite depuis 2005 et les États Généraux des infections nosocomiales, pour le financement d’un projet de recherche sur le traitement des BMR, les bactéries résistantes aux antibiotiques par les bactériophages. « Cette journée est en elle-même une avancée, a expliqué hier à Narbonne la présidente Mme Rambaud. Car quand on en a parlé, on nous a ri au nez : d’éminents médecins et chirurgiens, se sont détournés de nous, comme si on parlait d’une secte ! Mais peu à peu, notre crédibilité gagne de nouvelles personnes, nous avons des patients témoins à présenter, des malades patients qui ont été sauvés de l’amputation par un traitement par bactériophages »

 dans Presse

Des actes forts ont été posés, à la fois par la participation de plus en plus forte de professionnels intéressés à des colloques, mais aussi avec la nouvelle en ce début d’année 2012 que la DGA, Direction générale de l’armement, (et non pas le ministère de la Santé), accepte de financer un projet de recherche pour évaluer l’intérêt des bactériophages contre les brûlures infectées résistantes aux antibiotiques. Un laboratoire reçoit un financement de 900 000 euros. « Le projet vise à explorer la place et le potentiel des bactériophages comme moyen de lutte contre les infections bactériennes, en particulier contre les bactéries multirésistantes aux antibiotiques. Il s’agit également de promouvoir l’utilisation des phages comme alternative crédible aux antibiotiques » précise la présidente.

Deux programmes de recherche sont également financés à l’Institut Pasteur. Pour rattraper l’immense temps perdu depuis les années soixante-dix.

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Pherecydes Pharma obtient un financement de la DGA pour évaluer l’intérêt des bactériophages contre les brûlures infectées résistantes aux antibiotiques

Posté par Jérôme Larché le 30 janvier 2012

 

La société reçoit un financement de 900 000 euros pour ce projet d’un montant total d’1,2 million d’euros, qui implique également plusieurs laboratoires académiques

Paris, France, le 18 janvier 2012 - Pherecydes Pharma, société biotechnologique spécialisée dans la recherche et le développement de bactériophages lytiques à visée thérapeutique et diagnostique, annonce aujourd’hui avoir reçu un financement de 900 000 euros de la part de la Direction Générale de l’Armement (DGA) dans le cadre du projet PACOBURNS. Il s’agit d’étudier l’intérêt des bactériophages contre les infections bactériennes résistantes aux antibiotiques, notamment pour les infections de la peau.

Le financement accordé par la DGA entre dans le cadre de son dispositif RAPID. Ce régime d’appui pour l’innovation duale, destiné aux PME et aux entreprises de taille intermédiaire, vise à soutenir financièrement des projets à fort potentiel technologique et commercial, innovants en matière de recherche industrielle et présentant des applications à la fois militaires et civiles. L’Institut de Génétique et Microbiologie de l’Université Paris XI et l’IRBA (Institut de Recherche Biomédicale des Armées) sont également partenaires du projet.

Le projet PACOBURNS vise à explorer la place et le potentiel des bactériophages comme moyen de lutte contre les infections bactériennes, en particulier contre les bactéries multi-résistantes aux antibiotiques. Il s’agit également de promouvoir l’utilisation des phages comme alternative crédible aux antibiotiques.

PACOBURNS permettra d’évaluer, sur des modèles animaux pertinents, l’efficacité thérapeutique, l’innocuité et la pharmacodynamique de deux cocktails de bactériophages. Le premier cocktail est destiné aux infections provoquées par les bactéries de type Escherichia coli, le second à celles causées par les bactéries de l’espèce Pseudomonas aeruginosa, sur des plaies brûlées surinfectées par ces germes résistants. Les essais chez l’homme sont prévus pour commencer début 2013.

Le projet cible un marché au sein duquel les antibiotiques sont de moins en moins efficaces. La résistance aux antibiotiques est en effet devenue un problème majeur de santé publique : on dénombre chaque année 25 000 décès dus aux bactéries résistantes aux antibiotiques en Europe.

Cet enjeu inquiète également les services de santé des armées qui recensent de plus en plus de résistances aux antibiotiques chez les soldats et les civils, notamment lors du traitement des brûlures profondes et des infections respiratoires.

Dans l’état actuel des recherches pharmaceutiques, aucun nouvel antibiotique n’est susceptible d’être introduit sur le marché avant 8 à 10 ans. C’est dans ce contexte d’impasse thérapeutique que la phagothérapie se présente comme une alternative réaliste aux traitements actuels en perte d’efficacité.

« Malgré l’optimisation de l’utilisation des antibiotiques, les situations d’impasse thérapeutique sont de plus en plus fréquentes face aux bactéries multi-résistantes », explique le Dr. Patrick Jault, Chef de service du centre de traitement des brûlés de l’Hôpital d’instruction des Armées Percy, et futur coordinateur de l’essai multicentrique chez l’homme. « Il est donc indispensable d’explorer de nouvelles voies et les bactériophages sont l’une des plus prometteuses. Il est désormais crucial d’évaluer leur intérêt et leur potentiel en thérapie humaine ».

Pherecydes Pharma mettra à disposition du projet PACOBURNS son savoir-faire dans l’isolation et la purification des bactériophages lytiques capables de détruire certaines souches bactériennes, y compris les souches devenues résistantes aux antibiotiques. Grâce à ses larges collections de bactériophages (dont la plus importante collection au monde de bactériophages contre E. coli), la société constituera les deux cocktails utilisés dans ce projet.

Pherecydes Pharma prendra également en charge la bioproduction des phages en conditions de Bonnes Pratiques de Laboratoires (BPL), la finalisation des formules liquides, et les tests préliminaires in vitro. Des tests préliminaires réalisés chez le rat ont par ailleurs démontré une absence totale de toxicité, une parfaite tolérance et 100 pour cent d’efficacité.

« La participation à ce projet innovant est une reconnaissance majeure pour Pherecydes Pharma, à la fois pour sa technologie mais également pour le potentiel thérapeutique de ses produits », souligne Jérôme Gabard, PDG de Pherecydes Pharma. « Les bactériophages représentent une solution d’avenir face aux problèmes de résistance bactérienne, et ce projet devrait contribuer à installer la phagothérapie comme une alternative et un complément à l’antibiothérapie ».

PACOBURNS va permettre à Pherecydes Pharma d’accélérer le développement de ses premiers produits thérapeutiques, en particulier en facilitant les futures évaluations chez l’homme auprès des services des grands brûlés des hôpitaux militaires et civils. La société prévoit ensuite d’étendre l’application topique de ses cocktails à d’autres pathologies de la peau (ulcères variqueux, etc.), puis de tester des nouveaux produits par aérosol et enfin par voie interne.

Partenaire du projet, l’Institut de Génétique et Microbiologie de l’Université Paris XI interviendra dans la microscopie électronique et le séquençage des bactériophages. L’IRBA fournira quant à lui un modèle animal de souris adapté à ces premières évaluations précliniques.

Fortement impliqué auprès d’entreprises liées à la défense, ACE Management soutient ce projet innovant et prometteur, sans oublier le second actionnaire de Pherecydes Pharma, BioModeling Systems, dont les innovations ont participé à l’élaboration de PACOBURNS.

À propos de Pherecydes Pharma
Pherecydes Pharma SA est spécialisée dans la recherche et le développement de bactériophages (ou phages) lytiques à visée thérapeutique et diagnostique. La société propose des solutions innovantes et adaptatives face aux bactéries multi-résistantes, via la recherche de cocktails de phages naturels et leur évolution accélérée in vitro. Pherecydes Pharma est la seule entreprise au monde à maîtriser cette technologie d’évolution, qui permet d’avoir toujours une longueur d’avance sur la bactérie ciblée.

Grâce à son savoir-faire unique dans la caractérisation et l’isolation rapide de phages naturels lytiques, Pherecydes Pharma a su développer une large banque de cocktails de bactériophages destinés à lutter contre les infections résistantes aux antibiotiques, en augmentation constante depuis les années 80. Elle possède notamment la plus grande collection au monde de phages contre Escherichia coli, et travaille également sur les Pseudomonas et les staphylocoques, ces trois bactéries représentant à elles seules plus de 50 pour cent des infections des pays industrialisés. Trois brevets protègent la technologie de Pherecydes Pharma, dont TAPE (R), qui permet l’optimisation ciblée et accélérée de protéines. La société, qui met en place l’industrialisation normée et certifiée à grande échelle de phages, prévoit d’entrer en phase clinique avec ses premiers produits avant mi-2013. Au-delà de la santé, les technologies de Pherecydes Pharma peuvent également s’appliquer au diagnostic, aux nanotechnologies et à la biodéfense.

Installée à Biocitech, près de Paris, et opérationnelle depuis fin 2007, Pherecydes Pharma compte six salariés et prévoit de doubler ses effectifs en 2012. Elle a levé plus de 2,3 millions d’euros auprès d’investisseurs privés et d’OSEO. La société collabore avec des partenaires académiques tels que l’Université Paris-Sud, le CNRS et différents CHUs, des partenaires militaires, parmi lesquels l’IRBA, les hôpitaux Percy, Bégin et Reine Astrid (Belgique), et l’association de patients PHAGESPOIRS (promouvant l’utilisation thérapeutique des phages).

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Posté par Jérôme Larché le 2 février 2011

 

 
 

REUNION SCIENTIFIQUE 

 

 

Place des bactériophages dans les infections résistantes aux antibiotiques 

 

 

Docteur Frédérique CARRIE 

Docteur Jérôme LARCHÉ 

Association PHAGESPOIRS 

 

Modérateur : Docteur Raphaël CHIRON 

 

3 février 2011 

de 18h00 à 20h00 

 

Amphithéâtre HOPITAL LAPEYRONIE 

(niveau -1) 

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Bienvenue à ceux qui veulent en savoir plus sur les bactériophages!!

Posté par Jérôme Larché le 29 avril 2010

L’ensemble du Conseil d’administration de l’association PHAG ESPOIRS est heureux de vous accueillir sur ce tout nouveau blog.

Ce blog se veut le premier lieu d’échanges actifs et interactifs sur tout ce qui touche aux potentiels diagnostiques ET thérapeutiques des bactériophages. Nous souhaitons informer ceux qui veulent des informations sur les bactériophages et sur leur utilisation.

Nous souhaitons devenir aussi un lieu où les données scientifiques sont rassemblées et régulièrement mises à jour (rôle dédié plus spécifiquement au site internet en cours de construction).

Grâce à ce blog et au site internet à venir, nous souhaitons que l’ensemble des acteurs et des personnes intéressés par l’utilisation des bactériophages puissent s’organiser en réseau, et qu’à travers ces outils de communication, puisse se créer une véritable plateforme d’échanges et de discussions.

Nous souhaitons que les patients qui pourraient être intéressés par le rôle et l’utilisation de bactériophages puissent nous contacter, et que nous soyons en mesure de leur fournir informations et soutien.

Enfin, les bactéries multi-résistantes – sur lesquelles les bactériophages pourraient avoit une potentialité thérapeutique – représentent un enjeu de santé publique qui concerne le grand public également.

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Qui sommes-nous?

Posté par Jérôme Larché le 29 avril 2010

Nous sommes une association loi 1901 visant à promouvoir d’une part la recherche et l’utilisation des bactériophages dans le domaine diagnostique et thérapeutique, et d’autre part visant à soutenir les patients désirant en savoir plus sur les bactériophages.

Le conseil d’administration est aidé d’un conseil scientifique pour définir les thématiques prioritaires de
l’association et assurer la synthèse des connaissances.

Le premier Conseil d’Administration est composé de:

Président d’Honneur: Pr Gérard Lenoir

Président: Dr Jérôme Larché

Vice-Président: Mr Hervé Jacqueson

Secrétaire Générale: Dr Sabine Walter

Trésorière: Dr Frédérique Carrié

Membre titulaire: Dr Mzia Kutateladze

Membre suppléant: Dr Pierre Cocquet

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