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Conférence « Bacteriophages and probiotics – alternatives to antibiotics », Tbilisi, Géorgie, 1-4 juillet 2012 (Partie 3)

Posté par Jérôme Larché le 7 août 2012

CR réalisé par les Drs Frédérique Carrié (Trésorière) et Sabine Walter (Secrétaire Générale) de l’association PHAGESPOIRS

 

Conférence « Bacteriophages and probiotics – alternatives to antibiotics », Tbilisi, Géorgie, 1-4 juillet 2012 (Partie 3) dans Congrès et manifestations scientifiques DSC_0007-300x200

   LES BACTERIOPHAGES

 

Les bactériophages anti – Pseudomonas aeruginosa :

 

Dr Martha Clokie, de l’Université de Leicester en Angleterre, et ses collaborateurs ont étudié l’intéraction des bactériophages anti-Pseudomonas aeruginosa géorgiens avec des souches de Pseudomonas aeruginosa présents chez des patients atteints de mucoviscidose en Angleterre. Ces bactériophages, que l’on retrouve dans les préparations géorgiennes Pyophage et Intestiphage, sont capables de détruire 98% de ces souches, même celles qui sont multi-résistantes aux antibiotiques. Les auteurs ont testé sur des cellules respiratoires ciliées la possibilité d’administrer les bactériophages par nébulisation (aérosol). Des études sont en cours sur un modèle de souris infectées de façon chronique sur le plan pulmonaire. Ce travail est le fruit d’une collaboration entre l’université de Leicester en Angleterre et l’Institut Eliava en Géorgie.

 

Christine Pourcel, de l’Université-Paris Sud, a isolé des bactériophages anti-Pseudomonas aeruginosa, à partir d’eaux usées de région parisienne et de Côte d’Ivoire. Il s’agit de 23 bactériophages dont l’analyse du génome a été réalisée et qui sont capables de lyser la plupart des souches de Pseudomonas aeruginosa provenant de patients français atteints de mucoviscidose.

 

Les bactériophages anti – Clostridium difficile :

 

Dr Martha Clokie, de l’Université de Leicester en Angleterre, explique que les infections à Clostridium difficile sont la cause principale de diarrhées infectieuses liées à la consommation d’antibiotiques.  L’équipe du Dr Clockie a isolé et étudié le génome de 42 bactériophages capables de lyser la plupart des souches de Clostridium difficile en Angleterre. L’équipe travaille sur un modèle animal (hamster) d’infection à Clostridium difficile. Les phages agissent aussi sur les spores de Clostridium difficile.

 

Les bactériophages anti – Staphylocoque :

 

Le staphylocoque doré est une cause majeure d’infection à germe résistant chez l’homme et l’animal. Dr Aidan Coffey travaille à l’institut de Technologie de Cork en Irlande sur le phage K anti staphylocoque : séquençage, clonage de son génome et découverte d’une endolysine nommée LysK. Après purification, cette enzyme permet d’après les études in vivo sur la souris et ex vivo d’éliminer des colonisations par cette bactérie en détruisant le « biofilm ». Aucun effet secondaire n’a été décelé chez l’animal.

 

Les bactériophages anti – E. Coli :

 

Le bactériophage T4 : Elizabeth Kutter, d’Evergreen College (Olympia, Etat de Washington, USA), évoque la présence dans la nature et dans le corps humain de nombreuses bactéries E. Coli, dont la plupart sont en phase stationnaire. Le bactériophage T4 est connu depuis longtemps pour infecter les bactéries E. Coli. Les auteurs montrent qu’il existe 2 modalités d’infection du bactériophage T4, selon qu’E. Coli est en phase stationnaire ou en phase active (rôle de facteurs environnementaux).

Elisabeth Kutter parle de la collaboration étroite entre Evergreen College aux USA et l’Institut Eliava en Géorgie, avec une équipe d’Evergreen qui vient se former tous les ans en Géorgie.

 

Une communication affichée est présentée conjointement par Maia Merabishvili (Institut Eliava) et Jean-Paul Pirney (Hôpital militaire Bruxelles) : les équipes ont isolé et sélectionné des bactériophages actifs sur l’E. Coli très agressif et multirésistant qui a tué une cinquantaine de patients en Allemagne en 2011.

 

 

Méningite à E. Coli :

 

Jérôme Gabard, PDG de Pherecydes Pharma (France), rapporte à l’occasion d’une communication affichée, l’efficacité d’un bactériophage lysant un E. Coli (provenant d’une méningite néo-natale fatale) chez des souris atteintes de sepsis sévère avec méningite, infectées par ce germe.

 

 

Bactériophages anti Bacillus anthracis :

 

Le Bacillus anthracis est une bactérie encapsulée très répandue dans la nature et responsable de l’anthrax (infection cutanée) qui atteint le plus souvent des animaux herbivores mais parfois l’homme. En cas de septicémie, le risque de décès est de 60%. Elle reste résistante  sous forme de spores pendant plusieurs années dans la terre. La décontamination nécessite l’utilisation de puissants agents chimiques toxiques pour l’environnement. D’autre part, ce germe peut être utilisé dans un but de bioterrorisme. Dr Les Baille de Cardiff (Royaume Uni) étudie l’action de bactériophages lytiques anti Bacillus anthracis dans une région de Turquie sur des squelettes d’animaux infectés…

 

Bactériophages anti Bacillus licheniformis :

 

Ce germe infecte les crevettes blanches en culture dans l’océan pacifique. Le traitement permet d’améliorer la survie de ces animaux, à l’encontre de ces infections ainsi que d’autres infections à d’autres germes (vibrio, virus…) !

 

 

Des bactériophages allemands contre des infections bactériennes mondiales !

 

Alexander Rakin et son équipe (Munich, Allemagne) ont montré que des bactériophages isolés dans plusieurs plans d’eau à Munich peuvent agir contre 65 bactéries très pathogènes provenant d’hôpitaux de Singapour : SARM (staphylocoque aureus résistant àla Méthicilline), Pseudomonas aeruginosa, Acinetobacter baumanii et Klebsiella pneumoniae multirésistants, E. Coli et Enterobacter cloacae résistants aux carbapénèmes et Enterococcus faecium résistant àla Vancomycine.Celatendrait à montrer qu’il y a une dispersion globale des bactériophages, capables de lyser des bactéries pathogènes localement (là où les phages sont trouvés), comme à des endroits plus éloignés.

A.Rakin rapporte 2 cas cliniques de patients qu’il a traité par phagothérapie : un patient atteint d’une infection ostéo-articulaire à Pseudomonas aeruginosa  multi-résistant et un patient infecté à Acinetobacter baumanii.

 

 

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